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ALCOOL : Les excès de l’adolescence attaquent la substance blanche

Frontiers in Psychology

samedi 22 juillet 2017, par Pharmacie du Rouret.

La prévalence de l’excès d’alcool atteint 25% au cours des 30 derniers jours chez les jeunes au cours des études secondaires

La consommation excessive d’alcool chez les jeunes est associée à des structures corticales et sous-corticales plus petites et plus minces et à une diminution de l’intégrité de la substance blanche, conclut cet examen de la science et cette recherche d’une équipe de l’Oregon State University. Avec des conséquences sur le contrôle cognitif, la mémoire de travail et l’apprentissage verbal. Des données qui suggèrent des altérations neuronales avec une forte consommation d’alcool à l’adolescence mais aussi à l’âge adulte. Sans oublier le risque accru de développer un trouble de l’alcoolisme, plus tard dans la vie.

Consommer de l’alcool est une pratique sociale répandue dans de nombreux pays même si les effets des excès sont maintenant bien connus. Cette analyse de la littérature se concentre sur les abus d’alcool à l’adolescence - dont la prévalence atteint 25% au cours des 30 derniers jours au cours des études secondaires – une période de développement du cerveau et de maturation des comportements psychosociaux. Compte tenu de l’augmentation des abus d’alcool chez les jeunes, comprendre leurs effets sur le développement neuronal et sur les compétences cognitives est important pour mieux prévenir et mieux prendre en charge. Ici, l’excès est défini par 4 boissons standard ou plus lors d’un même événement de 2 heures pour les femmes, et par 5 boissons ou plus pour les hommes. Cet examen des recherches existantes met exergue les effets néfastes mais aussi les axes sur lesquels il convient de faire encore d’autres recherches.

6 domaines d’impact de l’excès d’alcool sur la réponse cérébrale ont ici passés à la loupe : le contrôle de soi, la mémoire de travail, l’apprentissage verbal, la mémoire, la prise de décision et le traitement des récompenses, le traitement sociocognitif et socio-émotionnel et la réactivité à l’alcool.

Un amincissement ou une réduction des zones du cerveau clé dans la mémoire, l’attention, le langage et la conscience sont les effets ici établis ou confirmés, de la consommation excessive d’alcool chez les jeunes. Ces effets concernent ainsi les structures corticales et sous-corticales. A titre d’exemple, sur le plan de l’apprentissage et de la mémoire, de nombreuses études mettent en évidence un déficit de la capacité à apprendre des mots nouveaux et ce déficit apparaît directement lié à des changements dans l’activité et la structure cérébrales.

Ces altérations cérébrales auront de lourdes conséquences, soulignent les chercheurs, dont le risque accru de développer un trouble de l’alcool plus tard dans la vie. Il est donc toujours aussi important, même si ces excès « entrent dans les mœurs », de rester conscient des multiples risques associés sur le fonctionnement cérébral mais aussi le futur comportement avec l’alcool. Bref, une base scientifique incontournable pour réfléchir aux risques qui nécessitent une attention accrue.

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