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Atlas de la démographie médicale française 2013

jeudi 13 juin 2013, par Pharmacie du Rouret.

Des données confirmées mais des idées reçues à rectifier

Le Conseil National de l’Ordre des Médecins publie la septième édition de l’Atlas national de la démographie médicale, réalisé à partir des chiffres du Tableau de l’Ordre au 1er janvier 2013. Si la France n’a jamais recensé autant de médecins inscrits, c’est essentiellement la progression du nombre de retraités actifs et l’arrivée des médecins à diplômes européens et extra-européens qui contribuent à cette tendance.

Le CNOM rend publiques les données de la septième édition de son Atlas de la démographie médicale française qui mettent clairement en évidence la problématique du renouvellement des générations au sein de la population médicale. Bien que l’Ordre n’ait jamais recensé autant de médecins inscrits au tableau (271 970 au 1er janvier 2013), ce phénomène est principalement lié à la proportion plus importante de retraités actifs au sein de ces effectifs. En un an, le nombre des médecins inscrits en activité a légèrement diminué (-0,12%) tandis que le nombre de médecins retraités a quant à lui augmenté de 8% sur la même période.

Grâce aux outils d’analyse prospective mis en place l’année dernière, le Conseil National de l’Ordre des médecins est désormais en capacité de réaliser des projections statistiques sur l’avenir de la démographie médicale en France, à moyen terme. Ainsi, le nombre de médecins inscrits au tableau de l’Ordre devrait continuer de croître d’ici à 2018. Par ailleurs la quasi-stabilité de l’exercice de la médecine doit être combinée à une répartition différente sur le territoire pouvant ainsi poser des problèmes d’accès aux soins, d’autant plus vrai pour la médecine générale (-5,5% sur la période 2007/2013) comparativement aux autres spécialités (+5,8% sur la période 2007/2013).

Une modification de l’attractivité des régions

Sur la période allant de 2007 à 2013, trois régions se distinguent par une baisse significative des médecins qui y sont inscrits en activité régulière. Arrive en tête de ce classement, la région Ile-de-France (-4,8%). La région Champagne-Ardenne occupe la seconde place (-3,4%). La région Centre se positionne au 3e rang des régions qui dénombrent la plus forte diminution des médecins inscrits au tableau de l’Ordre en activité régulière (-2,9%).

Bien qu’étant aujourd’hui encore les régions présentant la plus forte densité de médecins par habitant, les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Ile-de-France attirent de moins en moins de médecins.

La région des Pays-de-la-Loire arrive au 1er rang de classement des régions les plus attractives (+5,2%). La région Alsace occupe la seconde place (+4,5%) et la région Rhône-Alpes est classée en 3e position (+4,2%).

Quasi-stabilité des modes d’exercice

Au 1er janvier 2013, 46,6% des médecins inscrits au tableau de l’Ordre exerçaient leur activité en exercice libéral, alors qu’ils étaient 47,6% en 2007. En parallèle, on observe une légère hausse de l’activité salariale sur la même période : 41,7% des médecins inscrits en 2007, contre 43,1% en 2013.

Les jeunes générations intéressées par l’exercice libéral

La part des médecins choisissant l’exercice libéral lors de leur première inscription au tableau de l’Ordre reste modeste : seuls 9,8% des jeunes médecins inscrits choisissaient en 2007 l’exercice en libéral. Pour autant l’analyse d’une cohorte permet d’observer qu’après cinq années de pratique, ils sont 35% à désormais exercer en libéral/mixte.

Les études thématiques et les échanges réguliers avec les représentants des jeunes médecins ont permis de mettre en avant l’importance de faire connaître aux jeunes générations l’exercice libéral au cours de leur cursus universitaire. Les stages et le compagnonnage sont autant de dispositifs indispensables à la connaissance de l’exercice libéral.

Médecins retraités actifs et remplaçants : une réponse aux problèmes d’accès aux soins

Le Conseil National de l’Ordre des médecins n’a eu de cesse d’encourager la retraite active des médecins afin de pallier les problèmes d’accès aux soins. Les données statistiques de l’Atlas permettent de dénombrer au 1er janvier 2013 10 952 médecins retraités actifs, dont une majorité exerce en secteur libéral (64%). Selon les projections du CNOM, ce chiffre est amené à progresser considérablement pour s’établir à 29 389 en 2018).

Les médecins remplaçants, au nombre de 10 138, contribuent également au fonctionnement de l’offre de soins de premier recours. Sur les sept dernières années, ces effectifs ont augmenté de 5,2%. A ce jour, 68% des médecins inscrits en 2008 au tableau de l’Ordre comme remplaçants, ont depuis arrêté leur activité de remplaçant au profit d’une activité régulière. Et 72% des médecins « anciennement remplaçants » exercent sous le mode libéral/mixte.

Des diplômés européens et extra-européens de plus en plus nombreux

Au nombre de 17 835, les médecins titulaires d’un diplôme européen et extra-européen représentent 9% de des médecins inscrits en activité régulière au tableau de l’Ordre. Cette proportion s’est accentuée ces dernières années. Ainsi, sur l’ensemble des médecins nouvellement inscrits au 1er janvier 2013, 24,1% d’entre eux sont titulaires d’un diplôme obtenu hors de France.

Toutes les régions de France métropolitaine enregistrent une hausse de leurs effectifs de médecins inscrits en activité régulière au tableau de l’Ordre et titulaires d’un diplôme obtenu hors de France. En effet, sur la période 2008-2013, ce nombre a augmenté de +43%. Et d’ici à 2018, leurs effectifs devraient continuer à augmenter de 34%.

Atlas de la démographie médicale 2013

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