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CHRONONUTRITION et PERTE DE POIDS : L’association entre IMC et fréquence des repas

Journal of Nutrition

samedi 22 juillet 2017, par Pharmacie du Rouret.

Petit-déjeunez comme un roi, déjeunez comme un prince et dînez comme un pauvre

« Petit-déjeunez comme un roi, déjeunez comme un prince et dînez comme un pauvre ». Cette maxime illustre bien ces résultats d’une étude menée par des chercheurs de l’École de santé publique de l’Université de Loma Linda (Californie). La recherche, présentée dans le Journal of Nutrition, confirme en effet que le moment et la fréquence des repas jouent un rôle clé dans la prévision de la perte ou de la prise de poids. Si de nombreuses études ont montré qu’un petit déjeuner complet apporte plus de vitalité et de vigilance, mais ne contribue pas à l’efficacité d’un régime de perte de poids, cette nouvelle étude, identifie néanmoins des liens certains entre la fréquence des repas et l’IMC  .

La lutte contre l’obésité est une priorité de santé publique pourtant il manque des preuves scientifiques sur le nombre optimal, le moment et l’apport des repas pour un maintien du poids de santé. C’est pourtant par là qu’il faudrait commencer, suggère cette équipe californienne qui a regardé précisément la relation entre la fréquence et le timing des repas et les changements dans l’indice de masse corporelle à travers l’analyse des données de 50.660 personnes participant à l’Adventist Health Study-2 (AHS-2).

Les participants, âgés de 30 ans et plus, suivis durant plus de 7 ans, ont renseigné le nombre de repas par jour, la durée de leur sommeil, la prise d’un petit-déjeuner, le moment du repas principal etc… Les auteurs ont suivi l’évolution de leur IMC   et pris en compte les principaux facteurs démographiques et de mode de vie. L’analyse montre que :

  • 1 ou 2 repas / jour sont associés à une réduction de l’IMC   sur l’année d’environ 3% vs 3 repas / jour ; consommer plus de 3 repas dont le « snacking » s(avère associé à une augmentation relative de l’IMC   ;
  • Avoir un sommeil nocturne d’une durée suffisante -et donc un jeûne nocturne prolongé- et de bonne qualité est également associé à une réduction de l’IMC   vs une nuit plus courte ;
  • Les adeptes du petit déjeuner présentent également une petite réduction de l’IMC   (-2,9%) par rapport à ceux qui ne prennent pas de petit déjeuner.
  • Enfin, vs prendre son « grand repas » au dîner, prendre un bon petit-déjeuner représentant l’apport le plus important de la journée et dîner « plus léger » est également associé à une réduction de l’IMC   (3,8%).
  • Indépendamment de l’organisation des repas, l’analyse constate également, en moyenne, une augmentation du gain de poids d’année en année jusqu’à l’âge de 60 ans. Après 60 ans, la plupart des participants connaissent une légère perte de poids chaque année.

Bref, ces données confirment finalement celles de précédentes études : consommer un petit-déjeuner complet et équilibré contribue au maintien d’un poids de santé, à condition de réduire les apports liés aux autres repas de la journée. Grignoter ou dépasser 3 repas par jour entraîne, en général une augmentation de l’IMC  . Enfin le sommeil a son rôle à jouer, en particulier parce qu’il implique un jeûne nocturne prolongé. L’auteur principal, le Dr Kahleova conclut avec cette maxime

« Petit-déjeunez comme un roi, déjeunez comme un prince et dînez comme un pauvre ».

P.-S.

Source : Journal of Nutrition July 12, 2017, doi : 10.3945/​jn.116.244749 Meal Frequency and Timing Are Associated with Changes in Body Mass Index in Adventist Health Study 2 (Visuel Loma University)

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