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Cancer du poumon : Les promesses d’un test sanguin ultrasensible

Nature Medicine

samedi 19 avril 2014, par Pharmacie du Rouret.

Détecter par test sanguin le cancer du poumon et diagnostiquer s’il est à stade avancé pourrait bientôt être possible, en analysant l’ADN des cellules tumorales mortes évacuées dans le sang. Dans cet essai, présenté dans la revue Nature Medicine, la technique, appelée CAPP-Seq pour cancer personalised profiling by deep sequencing semble efficace à détecter les toutes petites quantités d’ADN présentes dans le sang des personnes atteintes de cancer du poumon non à petites cellules.

Les chercheurs de Stanford ont d’abord identifié des parties de l’ADN fréquemment mutées dans le cancer du poumon non à petites cellules et mis au point une sorte de filtre pour enrichir leur base de mutations en séquençant ces cellules environ 10.000 fois. La technique, expliquent-ils, pourrait tout à fait être adaptée à d’autres formes de cancers. Au total, les scientifiques ont pu ainsi identifier 521 sites d’ADN muté codant pour des protéines (exones) et 13 sites sur 139 gènes, à partir d’échantillons de tumeurs de 17 patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules.
Enfin, les chercheurs ont évalué la précision de leur technique CAPP-Seq pour détecter la maladie et évaluer son stade à partir d’échantillons de sang de 5 personnes en bonne santé et de 35 échantillons prélevés sur 13 patients atteints.
Leur technique permet de détecter l’ADN tumoral circulant chez 50 % des personnes atteintes à stade précoce et de tous les patients atteints à un stade plus avancé. Les niveaux de circulation de l’ADN tumoral sont bien en en corrélation avec la taille de la tumeur et la réponse au traitement.
La technique semble donc prometteuse et pourrait être mise en application clinique pour évaluer la progression du cancer et la réponse au traitement, et même, peut-être, pour détecter et diagnostiquer la maladie. D’autres études seront encore nécessaires, non seulement pour préciser son utilisation optimale et son éventuelle adaptation à d’autres cancers. Si, lors de cet essai, la technique s’est avérée plus efficace à détecter les tumeurs de stade II à IV, les chercheurs affirment que des améliorations méthodologiques sont possibles pour détecter les cancers à stade plus précoce. Ainsi, à ce stade des recherches, le test apparaît efficace sur des niveaux d’ADN tumoral circulant >0,4 % de la totalité de l’ADN circulant.
Source : Nature Medicine April 6 2014 doi:10.1038/nm.3519 An ultrasensitive method for quantitating circulating tumor DNA with broad patient coverage (Vignette Abbott, visuel NIH)

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