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Chikungunya : Aedes albopictus, l’ennemi sanitaire de l’été

InVS-BEH

vendredi 25 juillet 2014, par Pharmacie du Rouret.

Alors que pour la période du 2 mai au 4 juillet 2014, l’Institut de veille sanitaire (InVS) fait état de 126 cas importés confirmés en France métropolitaine, de conditions très propices à la transmission autochtone du virus du chikungunya dans certains départements du sud de la France, les autorités sanitaires appellent les professionnels à se mobiliser dans le cadre du dispositif de surveillance du chikungunya et de la dengue en France.

En cause, principalement, le vecteur, Aedes albopictus, et un grand nombre de voyageurs en provenance des départements français d’Amérique touchés par l’épidémie de chikungunya.

Alors qu’en 2004, la colonisation ne concernait qu’un département en France métropolitaine, aujourd’hui 18 départements sont impliqués dans 6 régions (Provence-Alpes-Côte d’Azur, Corse, Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes, Aquitaine, Midi-Pyrénées) (Voir figure ci-contre).
Le nombre de cas suit la même progression : 33 cas recensés en 2011, 17 en 2012 et 126 cas importés de chikungunya et 47 cas importés de dengue confirmés pour la période du 2 mai au 4 juillet 2014.
Si aucun cas autochtone n’a été confirmé à ce jour en 2014, les conditions sont réunies pour une transmission autochtone du virus du chikungunya, alerte l’InVS.
· -la vulnérabilité de la population métropolitaine au virus
· - la nature du vecteur Aedes albopictus,
· -sa capacité de propagation démontrée comme constante et rapide
· -le flux de voyageurs venant de zones affectées.


Les professionnels de santé au cœur du dispositif de surveillance : Le plan ministériel de préparation et d’intervention, mis en place depuis 2006, vise à la détection précoce des cas. Des mesures de lutte antivectorielle ont également été mises en œuvre pour prévenir ou limiter la transmission autochtone. Mais le nombre important de cas importés ouvre un nouveau défi. Les autorités sanitaires appellent les professionnels de santé non seulement à se mobiliser sur la surveillance des cas suspects mais aussi à encourager le grand public à se protéger contre les piqûres de moustique et, le cas échéant, à le sensibiliser sur les risques liés aux les gîtes larvaires.
Le défi de l’été ? Eviter l’instauration d’un cycle de transmission autochtone du chikungunya en France
Métropolitaine.
Source : InVS BEH N° 23 | 23 juillet 2014

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