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GARDASIL® : Faut-il faire vacciner votre fille ?

samedi 20 septembre 2014, par Rédaction santé réseau.

La question se pose alors que 9 jeunes femmes, âgées de 18 à 24 ans, sans antécédents médicaux, sont affectées de maladies très invalidantes concomitantes à la vaccination.

Alors que plus de 500 médecins et 200 sages-femmes réclament par pétition une mission parlementaire pour évaluer l’opportunité de la vaccination. La controverse s’élève donc autour du vaccin anti-HPV, Gardasil® avec de nombreux arguments développés contre son efficacité.

Et, à l’heure des économies sur les dépenses de santé, un coût élevé pour un vaccin présenté d’utilité publique, soit 123 euros la dose. Au milieu de ce tumulte, que doivent penser les parents ?

Gardasil® est un vaccin recombinant quadrivalent contre le virus du papillome humain (types 6, 11, 16 et 18), indiqué chez les filles et les femmes de 9 à 45 ans pour la prévention de l’infection par les virus du papillome humain (HPV) des types 6, 11, 16 et 18 et des maladies suivantes causées par les VPH de ces types, dont les cancers du col de l’utérus, de la vulve et du vagin causé par ces HPV. Gardasil® contient un adjuvant à base de sulfate d’hydroxyphosphate d’aluminium amorphe (SHAA).

Figurent au nombre des effets indésirables rapportés après la commercialisation du produit, les « différents troubles du système nerveux :
encéphalomyélite aiguë disséminée, étourdissements, syndrome de Guillain-Barré, céphalées, maladie du motoneurone, paralysie, syncope parfois accompagnée de mouvements tonico-cloniques, myélite transverse. »

Disponible en France depuis 2006 et commercialisé par le laboratoire Sanofi Pasteur MSD a fait l’objet, en novembre 2013, d’une première plainte pour le développement, chez une jeune femme, d’une sclérose en plaques   (SEP), concomitante à la vaccination.

De nombreuses études ont déjà documenté ce risque, concluant même pour certaines d’entre elles à la nécessité d’une discussion entre le médecin   et la patiente sur les avantages et les risques possibles.

Le risque de démyélisation est bien connu de l’ANSM   dont la Commission de pharmacovigilance  , dans son rapport de Suivi national des effets indésirables du vaccin papillomavirus humain Gardasil® du 22 novembre 2011 indique que « la survenue d’encéphalomyélite aiguë disséminée (acute disseminated encephalomyelitis, ADEM) a été discutée mais non ajoutée » au résumé des caractéristiques du produit (RCP).

L’Académie nationale de Médecine rappelle également, dans un communiqué de décembre 2013 que « Toute vaccination constitue une stimulation antigénique provoquant une réponse immune nécessaire à la protection recherchée. Vouloir prouver une relation entre un geste aussi fréquent que la vaccination et un fait pathologique rare, tel qu’une maladie démyélinisante, est extrêmement difficile ».

Mais les médecins et professionnels de santé, signataires de la pétition, s’opposent tout d’abord au principe de l’objectif inscrit dans le Plan Cancer soit, vacciner pour « protéger du cancer du col de l’utérus », alors que le cancer du col ne constitue plus en France un problème de santé publique (1,7% des cancers). Ensuite, ils objectent,

  • que le vaccin n’est efficace que contre les infections causées par une partie des souches du virus : Le Gardasil ne contient les antigènes que des souches de type 6, 11, 16 et 18 et l’autre vaccin, le Cervarix, de 3 souches. Or, les infections par les souches 16 et 18, érigées en épouvantails par les industriels, semblent plus rares en Europe.
  • qu’il n’existe, à ce jour, aucune preuve d’efficacité de ce vaccin contre l’apparition d’un cancer du col et que 20 ans de recul seraient encore nécessaires pour obtenir ces preuves, or, la durée de la protectionvaccinale est limitée dans le temps.
  • la présence d’aluminium comme adjuvant,
  • ses nombreux effets indésirables constatés,
  • et enfin, l’efficacité du frottis classique pour dépister le cancer du col. Ainsi, depuis la mise en pratique régulière des frottis cervicaux, environ 1.000 décès par an lui sont imputables (vsplus de 5.000 auparavant).

De plus, parmi les femmes n’ayant jamais été infectées par 14 type(s) d’HPV courants et qui avaient un frottis cervical négatif au Jour 1, l’administration de Gardasil permettrait de réduire l’incidence les infections virales (que) de 42,7%.

Le prix exorbitant du vaccin et d’éventuels liens d’intérêts sont également évoqués, ainsi qu’une promotion commerciale trop agressive du vaccin…

P.-S.

Communiqué de l’Académie de Médecine- Pierre Bégué, François Bricaire, au nom de la commission VII (Maladies infectieuses et médecine tropicale) COMMISSION NATIONALE DE PHARMACOVIGILANCE

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