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Le rythme de fermeture des officines s’accélère

jeudi 5 novembre 2015, par Rédaction santé réseau.

L’étude publiée aujourd’hui par l’Ordre national des pharmaciens permet un point d’étape au 1er juin 2015 sur la fermeture des officines en métropole (typologie, raisons, lieux... [1]). Il en ressort notamment que le rythme de fermeture des pharmacies françaises s’accélère : 99 officines ont définitivement mis la clé sous la porte durant le premier semestre 2015, ce qui correspond à une fermeture tous les 1,83 jours (versus 123 sur l’ensemble de l’année 2014, soit une tous les 2,5 jours). Au total, depuis 10 ans, le nombre d’officines a chuté de 4 % alors que durant la même période le nombre de médecins a augmenté de 5 % et celui des infirmiers de 20 % !

L’Alsace est épargnée, le Centre très touché et la région Provence-Alpes Cotes d’Azur relativement préservée

Entre 2010 et juin 2015, toutes les régions françaises ont été concernées par les fermetures d’officines à l’exception de l’Alsace qui n’en comptabilise aucune. Mais toutes les régions ne sont pas également touchées. Et, si l’on compare le poids de la région dans le nombre d’officines en France métropolitaine avec la part qu’elle prend dans le total des fermetures (entre le 01/01/2014 et le 30/06/2015), on s’aperçoit que certaines régions sont sur représentées dans les fermetures comme l’Aquitaine, l’Auvergne, la Bretagne, le Centre-Val de Loire, la Champagne, l’Ile de France, le Limousin, la Haute et Basse Normandie et la Picardie. La région Centre Val-de-Loire apparaît à cet égard comme la plus concernée avec un écart de + 3 points entre sa représentation nationale (4 %) et son poids dans le total des fermetures (7 %). Pour la Bretagne, l’écart est de + 2,3 points (respectivement 5,1 % et 7,4 %). A l’inverse, des régions sont plus préservées comme l’ Alsace, la Franche Comté, le Languedoc Roussillon, la Lorraine, Provence Alpes Côte d’Azur, Rhône-Alpes. En particulier, l’écart est de - 5 points pour la région PACA (un peu plus de 9 % des officines en France et un peu plus de 4 % des fermetures) et de - 2 points pour la région Midi-Pyrénées.

Surtout des communes de moins de 7 000 habitants

Les zones faiblement peuplées (communes de moins de 7 000 habitants) sont plus touchées par les fermetures (48 %) ainsi que les communes de plus de 16 000 habitants (37 %). Les communes de taille moyenne sont plus épargnées (15 %).

Des fermetures largement subies

Les fermetures « sèches », faute de repreneur, sans indemnisation, ni liquidation, sont largement majoritaires (43 %). Viennent ensuite les fermetures dans lesquelles le pharmacien participe par accord (plus ou moins contraint) à la disparition de son officine contre une indemnisation par une ou plusieurs autres pharmacies (31 %) ou pour un regroupement volontaire de deux ou plusieurs pharmacies (17 %), et, enfin, les liquidations judicaires (9 %). A noter que ces modalités de fermeture restent relativement stables dans le temps et sont globalement équivalentes sur l’ensemble du territoire.

(1) Ordre national des pharmaciens : « Fermetures d’officines en métropole : évolution au 30 juin 2015 ».

P.-S.

Source : UNIVADIS

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