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Les efforts sur le générique portent leurs fruits

vendredi 31 mai 2013, par Rédaction santé réseau.

En 2012, les remboursements de médicaments de ville ont baissé de 180 millions d’euros, notamment en raison d’une augmentation très nette du taux de substitution des médicaments de marque par des génériques d’après les chiffres rendus publics le 29 mai 2013 par l’Assurance Maladie.

Au total, en 2012, les dépenses de remboursements de médicaments de ville ont enregistré une baisse de 0,8 %, représentant 22,66 milliards d’euros [1] , contre 22,84 en 2011. Une baisse qui peut paraître légère, mais qui contraste avec les augmentations régulières et importantes connues auparavant .

Avec les médicaments délivrés en officine, la baisse est encore plus notable (- 1,6 %). La sortie des génériques de médicaments largement prescrits, comme TAHOR, INEXIUM et PLAVIX contribue à cette diminution par rapport à 2011

Selon l’Assurance Maladie, la baisse de ces dépenses s’explique par 3 facteurs :

  • Des baisses de prix du médicament significatives, qui ont généré « une économie de plus de 830 millions d’euros » contre 479 en 2011 ;
  • Le renforcement du dispositif « tiers-payant contre génériques », qui a entraîné une augmentation importante du taux de substitution (83,6 % fin 2012, contre 71,7 % en avril 2012) ;
  • La baisse de 1,3 % du volume des ventes de médicaments. Cette baisse touche la majorité des classes thérapeutiques. Elle est notamment liée aux déremboursements de certains médicaments (tétrazepam, HEXAQUINE, LUMIRELAX, BONVIVA, DIDRONEL, VASTAREL , etc.), mais aussi aux « mesures d’accompagnement des professionnels de santé » ainsi qu’à « la mise en place de la rémunération sur objectifs de santé publique ».

Par contre la prescription, et donc le remboursement, de médicaments pour des pathologies lourdes et graves a augmenté de 421 millions d’euros.

Il s’agit en particulier d’augmentations de prescription d’INCIVO et de VICTRELIS pour l’hépatite   C, d’HUMIRA et des autres anti-TNF alpha pour la polyarthrite rhumatoïde et la maladie de Cröhn, ainsi que de LUCENTIS, utilisé pour traiter la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA  ). Ce dernier médicament est devenu le premier médicament remboursé en France représentant à lui seul 389 millions d’euros en 2012.

Dans ce TOP 10, on peut également citer :

  • HUMIRA avec 346 millions d’euros ;
  • CRESTOR, médicament hypolipémiant non génériqué,338 millions d’euros ;
  • SERETIDE, antiasthmatique très prescrit 290 millions d’euros ;
  • DOLIPRANE, 276 millions d’euros dont les prescriptions sont en hausse depuis 2 ans, notament en raison du retrait du DI-ANTALVIC ;
  • ENBREL, antirhumatismal 272 millions d’euros ;
  • TAHOR, hypolipémiant représente encore 242 millions d’euros sur 2012. Mais la sortie de son générique en mai 2012 a entraîné une chute de 50 % des montants remboursés en 2011 ;
  • TRUVADA, antirétroviral 206 millions d’euros ;
  • LANTUS, insuline à action prolongée 204 millions d’euros ;
  • ARANESP, érythropoïétine, 176 millions d’euros.

Devant cette évolution des dépenses liées à la prescription de ces médicaments nous sommes en droit de nous demandé si la baisse des dépenses liées au remboursement des médicaments de 2012, pourra se poursuivre en 2013. Mais que faire, ne plus soigner les patients ?

Notes

[1] Source : « Médicaments de ville : une baisse des dépenses inédite en 2012 », point d’information de l’Assurance Maladie, 29 mai 2013

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