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Médicaments falsifiés et fausses pharmacies en ligne

jeudi 15 mai 2014, par Rédaction santé réseau.

Le 27 février 2014, 10 tonnes de médicaments falsifiés en provenance de Chine ont été saisies dans le port du Havre. 2,4 millions de faux médicaments, qui constituent à ce jour la plus importante saisie jamais effectuée dans l’Union européenne. Retour sur une priorité sanitaire internationale.

Un tableau d’ampleur mondiale

L’année dernière, les médicaments ont été le premier secteur touché par la contrefaçon. Sur les 7,6 millions d’articles saisis par la douane française en 2013, 18 % concernaient le domaine pharmaceutique. La Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI) indique que l’écrasante majorité des médicaments falsifiés qui pénètrent sur le sol français sont des médicaments destinés à traiter les troubles de l’érection, commandés sur Internet et acheminés par La Poste.

Plus récemment encore, de faux médicaments se sont retrouvés dans les circuits légaux de vente européens. Le 11 avril dernier, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM  ) a ainsi été informée de la présence d’un médicament anticancéreux, Herceptin® 150 mg (trastuzumab), qui aurait été volé en Italie et remis sur le marché après manipulations en Allemagne, au Royaume-Uni et en Finlande.
Des sanctions lourdes et une politique ordinale inflexible

À ce jour, le réseau des officines et des pharmacies à usage intérieur (PUI) françaises a été préservé des médicaments falsifiés, grâce à un contrôle strict de la qualité de la chaîne du médicament effectué par les pharmaciens. Par ailleurs, « le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP) est en contact permanent avec les autorités judiciaires, policières et douanières pour coopérer sur l’exercice illégal de la pharmacie en particulier sur les sites Internet de fausses pharmacies », souligne Isabelle Adenot. L’Ordre participe d’ailleurs activement à la lutte contre cette forme d’exercice illégal de la pharmacie en se constituant quasi systématiquement partie civile.

La présidente de l’Ordre rappelle également que la fabrication, le courtage, la distribution, la publicité, l’offre de vente, la vente, l’importation, l’exportation de médicaments falsifiés sont punis de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 € d’amende au minimum. Des sanctions lourdes sur lesquelles la position de l’Ordre est sans ambiguïté : « Notre politique serait celle de la tolérance zéro », a conclu la présidente.

P.-S.

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