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Neuroscience : Une petite expérience de mort imminente

vendredi 16 août 2013, par Pharmacie du Rouret.

Voir de la lumière juste après un arrêt cardiaque …de nombreuses expériences mentales, visions et perceptions ont été décrites par des personnes de retour d’une situation de mort imminente. Ces chercheurs de l’Université du Michigan qui ont décidé d’enquêter sur ce sujet, démontrent ici l’existence d’une activité électrique intense dans le cerveau après la mort clinique. Leur recherche sur l’animal publiée dans les Actes de l’Académie des Sciences américaine (PNAS), identifie ici une véritable signature électrique de la conscience dans le cerveau mourant.

Alors qu’environ 20% des victimes d’arrêt cardiaque racontent avoir eu une expérience de mort imminente, la question de fond reste, si et comment un cerveau qui meurt, est capable de générer une activité.
Dans cette recherche, les scientifiques montrent que peu de temps après la mort clinique, l’arrêt du cœur et du flux sanguin vers le cerveau, les rats présentent une activité cérébrale caractéristique de la perception consciente.
Les chercheurs ont analysé les enregistrements de l’activité du cerveau par électroencéphalogrammes (EEG) de 9 rats anesthésiés subissant un arrêt cardiaque induit expérimentalement.
· Dans les 30 secondes qui suivent l’arrêt cardiaque, tous les rats présentent une augmentation généralisée et transitoire de l’activité cérébrale associée à une forte excitation cérébrale,
· les modèles d’activité s’avèrent quasiment identiques dans les cerveaux au cours de l’asphyxie cérébrale,
· les observations confirment des signes d’activité consciente dans le cerveau pendant l’arrêt cardiaque,
· en mort « imminente », de nombreuses « signatures électriques » déjà connues de la conscience dépassent même les niveaux identifiés dans l’état de veille, ce qui suggère que le cerveau est capable d’une activité électrique bien organisée au cours de la phase précoce de mort clinique.
Le Pr Jimo Borjigin, professeur agrégé de physiologie moléculaire et de neurologie à l’Université du Michigan pense que ces premiers résultats serviront de base à de futures études sur les expériences mentales qui se produisent juste après la mort. Sur un plan plus neurophysiologique, elle explique ces résultats par la réduction de l’oxygène ou du glucose qui pourrait, pendant un arrêt cardiaque, stimuler l’activité cérébrale caractéristique du traitement conscient.
Source : PNAS doi : 10.1073/pnas.1308285110 August 12, 2013 Surge of neurophysiological coherence and connectivity in the dying brain

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