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Non, le SIDA ne se « s’attrape pas » autour d’un verre !

vendredi 24 août 2012, par Pharmacie du Rouret.

Un habitant sur 5 de la région parisienne reste convaincu que le VIH peut se transmettre “par une piqûre de moustique”, un sur 8 “dans les toilettes publiques” et un sur 12 encore, “en buvant dans le verre d’une personne contaminée”. Ce sont les résultats stupéfiants de l’enquête francilienne KABP sur les connaissances, les attitudes, les croyances, et les comportements face au VIH, publiée au 28 novembre par l’Observatoire régional de santé d’Ile-de-France. Autre résultat important, ce sont les 18-30 ans, en région parisienne comme en France qui maîtrisent le moins bien les mécanismes de transmission et de protection et adoptent donc le plus fréquemment des comportements à risque.

C’est la 6è édition de cette enquête sur les connaissances, les attitudes, les croyances, et les comportements (KABP) face au VIH. L’étude a porté sur 26.519 individus âgés de 18 à 69 ans interrogés de 1992 à 2010. En 2010, cette 6è vague s’est inscrite dans un contexte de légère augmentation du nombre de nouveaux cas de séropositivité et d’une incidence de ces nouveaux cas très supérieure en Ile-de-France à la moyenne nationale.
Le doute s’installe sur le préservatif ? Si près de la totalité (99%) des Franciliens savent que le VIH peut être transmis lors de rapports sexuels sans préservatif et avec l’usage de seringues déjà utilisées, inquiétante est la tendance montante de la croyance d’une inefficacité possible du préservatif. C’est le cas d’un Français et d’un Francilien sur 4, et c’est bien plus qu’il y a 7 ans (respectivement 13,8 et 11,8%). Les femmes aussi : L’utilisation du préservatif lors du dernier rapport s’avère en baisse chez les femmes et seules 17% des Franciliennes déclarent avoir utilisé un préservatif lors de leur dernier rapport sexuel. Les jeunes de 18-30 ans, en Ile-de-France comme en France, sont aussi dubitatifs sur l’efficacité du préservatif , alors qu’a contrario, ils sont plutôt très favorables au test et au fait de demander un test de dépistage à ses partenaires (90% vs 84% des français).
Le VIH-SIDA se fait plus discret, ce qui est un résultat inquiétant, le nombre de nouveaux cas étant particulièrement plus élevé en région parisienne. Cette moindre proximité à la maladie concerne toutes les classes d’âge et là encore particulièrement les plus jeunes. En 2010, ils sont 14% contre environ 25% parmi les plus de 30 ans à connaître une personne séropositive. Cette tendance à la discrimination est plus évidente quand il s’agit de vraie proximité. Alors, comme pour les autres années, moins de 20% des répondants auraient des relations sexuelles protégées avec une personne séropositive. De même, un risque d’une possible contamination est perçu par l’ensemble des Franciliens quel que soit leur âge, mais davantage par ceux qui connaissent dans leur entourage proche une personne séropositive.
Des résultats qui appellent à poursuivre les efforts et les communications de prévention, en particulier chez les jeunes et à ne pas « laisser tomber » les campagnes encourageant à l’utilisation du préservatif. Si le VIH-SIDA semble se banaliser ou se cacher, les chiffres de découvertes de nouveaux cas, en particulier en région parisienne, parlent d’eux-mêmes sur la nécessité du réflexe préservatif.
Source : ORS Ile-de-France Les connaissances, attitudes, croyances et comportements face au VIH/sida en Ile-de-France en 2010

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