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Les pharmaciens suisses plus consultés que les médecins pour des affections bénignes

vendredi 17 juin 2016, par Rédaction santé réseau.

Une étude réalisée en janvier 2016 par l’institut de recherche gfs.bern pour le compte de PharmaSuisse (l’association patronale des pharmaciens helvètes) révèle la part grandissante que prennent les officines du pays dans l’offre de soins.

Ce sondage mené auprès de 1 220 personnes montre en effet que les pharmaciens sont des professionnels de santé qui suscitent une grande confiance et que, pour la première fois, ils sont désormais ceux vers qui les Suisses se tournent en premier lors de la survenue de problèmes de santé jugés bénins.

Ainsi, pour une majeur partie de la population, il est désormais « plus naturel d’aller à la pharmacie en cas de légères affections plutôt que d’aller chez le médecin   » concluent les auteurs de l’enquête. Cette attitude est liée, selon les résultats de l’étude, à la satisfaction que génèrent les prestations de services proposées en officine, à la confiance qu’inspirent les pharmaciens, ainsi qu’à leur proximité et accessibilité. Parmi les personnes les plus représentatives de cette nouvelle tendance, les jeunes sont particulièrement bien représentés, ainsi que celles vivant en Suisse romande.

Officines : une porte d’entrée dans le système de soins

Pour Fabian Vaucher, président de pharmaSuisse, « les nouveaux rôles et les compétences élargies dans les soins de base sont une chance pour les pharmaciens ». Pendant que les offres bien établies comme le conseil sur les médicaments suscitent toujours un fort intérêt, l’étude indique que le public est de plus en plus attentif aux nouveaux services proposés en officine, comme la vaccination, les tests de diabète ou les examens de dépistage du cancer de l’intestin. Si l’attente est donc élevée concernant l’élargissement des prérogatives accordées aux pharmaciens en matière de santé, la demande pour la vente de médicaments sur internet continue de se maintenir à un faible niveau. Les auteurs soulignent ainsi que « plus la réticence à recourir aux pharmacies en ligne est marquée, plus la satisfaction suscitée par le service en officine est grande ».

En première page de l’étude, les auteurs n’hésitent pas à affirmer que, désormais, « la délimitation entre corps médical et pharmaciens s’estompe de plus en plus aux yeux des Suissesses et des Suisses ». Ils rappellent à cet effet, « qu’avec l’adoption de la révision de la loi sur les professions médicales et de la loi sur les produits thérapeutique, des pharmaciens formés adéquatement seront autorisés dans un proche avenir à diagnostiquer les troubles de la santé et les maladies les plus courantes, et à dispenser certains médicaments soumis jusqu’alors à ordonnance, dans la mesure où ces médicaments ne nécessitent pas qu’un diagnostic soit établi par un médecin   ».

P.-S.

Benoît Thelliez, Berne, le jeudi 16 juin 2016

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