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Pharmacie le risque informatique

france 5 c dans l’air 07 2013

mardi 23 juillet 2013, par Pharmacie du Rouret.

L’arrêté qui encadre la vente de médicaments sans ordonnance sur Internet est entré en vigueur. Mais cette démarche, loin de faire un consensus chez les professionnels de la santé, suscite le débat alors que les prescriptions hospitalières prises en charge par des logiciels sont dans la tourmente.

Une révolution dans le secteur ? Acheter des médicaments qui ne requièrent pas d’ordonnance sur des sites Internet est désormais autorisé en France. Et l’arrêté encadrant les règles de la commercialisation en ligne de quelque 4 000 médicaments non prescrits est entré en vigueur le 12 juillet 2013. Outre la facilité d’achat pour le patient, le but de cette démarche est de permettre une baisse des prix du médicament.

Toutefois, le marché ne devrait pas exploser. Seulement trente-cinq sites sont jusqu’à présent enregistrés auprès de l’Ordre national des pharmaciens. Un manque d’enthousiasme dû à plusieurs raisons. Bon nombre de pharmaciens ne sont pas convaincus par ce nouveau mode de consommation de médicaments et envisagent d’ouvrir un portail essentiellement pour se placer vis-à-vis de la concurrence. Ils se sont d’autant moins précipités que, si la vente en ligne est autorisée depuis le 1er janvier 2013, elle donne lieu depuis à des vives controverses. Le syndicat des pharmaciens dénonce notamment une « opération commerciale » et estime que cette commercialisation sur le web ne présente pas les garanties nécessaires de sécurité que les patients sont en droit d’attendre de leur pharmacien.

Alors, simple démarche commerciale ou dérive dangereuse ? Le médicament est-il en train de devenir un bien commercialisable comme les autres ? Si la vente en ligne de médicaments suscite débats et interrogations, les règles élaborées en France pour encadrer ce e-commerce, à la fois pour lutter contre la contrefaçon et la consommation abusive, sont assez lourdes. Chacun de ces sites Web doit être le « prolongement virtuel » d’une pharmacie réelle. En outre, il doit permettre un échange interactif avec le pharmacien avant la validation de la commande, stipule ainsi l’arrêté.

Enfin, alors que certaines molécules sont désormais à portée de clic, un sondage Ipsos indique que 11 % seulement des Français envisagent d’acheter des médicaments en ligne.
invités : Delphine Chadoutaud - Alain-Michel Ceretti - Claude Le Pen - François Chast

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