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Plaies chroniques : La compression reste-elle la principale option ?

Johns Hopkins University

samedi 4 janvier 2014, par Pharmacie du Rouret.

Cet examen de la littérature scientifique mené à la Johns Hopkins jette le doute sur le traitement des plaies chroniques. Alors que la prévalence des ulcères veineux chroniques augmente avec les taux de diabète et d’obésité, il y a urgence à comparer de manière scientifique, les différentes options de traitement.


Les plaies chroniques sont devenues un problème mondial de santé. Les ulcères de la peau sont à la fois conséquence de l’obésité et du diabète mais aussi des troubles neurologiques, de maladies rhumatismales, d’inflammation des vaisseaux et d’infections. Des plaies très handicapantes qui entraînent à la fois la douleur et la perte de mobilité mais aussi un mal-être physique et émotionnel au quotidien. Les chercheurs du Johns Hopkins Wound Healing Center rappellent que, chaque année, aux Etats-Unis, le traitement des ulcères veineux, liés –au départ- à une mauvaise circulation sanguine, représente 25 milliards de dollars. Il s’agit donc de mieux informer les médecins et les professionnels de santé sur les options de traitement.
Pourtant cette méta-analyse d’études scientifiques portant sur des ulcères suggère que la plupart des recherches sont biaisées, que leurs résultats ne sont pas fiables et, qu’en fin de compte, il y a très peu de preuves que certains traitements soient plus efficaces que la thérapie de compression standard.
L’équipe avait identifié au départ 10.066 articles et études scientifiques traitant de l’efficacité des traitements pour les ulcères de jambe veineux chroniques, et, finalement, elle n’en aura retenu que 66 dont l’ensemble des résultats cliniques impliquant des pansements, des antibiotiques et la chirurgie veineuse, révèlent :
· Les pansements utilisant des cellules vivantes humaines favorisent la cicatrisation.
· le cadexomère iodé, utilisé pour la détersion, est également bénéfique à la cicatrisation,
· le collagène également, peut stimuler la réparation des tissus,
· la preuve n’est pas concluante sur l’utilisation des antibiotiques systémiques sauf en cas de signes évidents d’infection,
· l’ablation par radiofréquence, le traitement par laser endoveineux et, globalement la sclérothérapie permettent aussi la guérison, mais n’évitent pas la récidive.
Ces quelques conclusions ne signifient pas, précisent les auteurs, que d’autres types de pansements ne fonctionnent pas mais qu’il n’y a pas encore de preuves, dans la littérature scientifique, sur leur efficacité.
Mais la conclusion est claire, ce qui fonctionne le mieux, ce sont « les bas de contention », écrivent les auteurs. Pour le moment, ils doivent rester la norme de soins pour le traitement des ulcères veineux chroniques. Il y a donc un besoin critique d’études bien conçues comparant les protocoles, les interventions chirurgicales, les traitements et les dispositifs de pansement en regard de compression pour offrir aux patients comme aux professionnels, la meilleure information disponible pour prendre des décisions éclairées, concluent les auteurs.
Source : Johns Hopkins Medicine Johns Hopkins review throws doubt on wound care treatment (Visuel © iceteastock - Fotolia.com)
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