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Sclérose en plaques : L’œil, une fenêtre ouverte sur le cerveau

samedi 3 novembre 2012, par Pharmacie du Rouret.

Utiliser l’œil comme une « fenêtre sur le cerveau », et grâce à un « eye scan » de 5 minutes parvenir à évaluer les lésions cérébrales causées par la sclérose en plaques   (SEP), c’est ce que proposent ces chercheurs de l’institut John Hopkins avec leurs recherches publiées dans le Lancet Neurology et les Archives of Neurology. Un simple balayage oculaire pourrait permettre très facilement et rapidement dévaluer la progression de la maladie...

« L’œil est une fenêtre ouverte sur le cerveau et en évaluant la santé de l’œil est, nous pouvons déterminer l’état de santé du reste du cerveau », affirme le Dr Peter A. Calabresi, professeur de neurologie à l’Université Johns Hopkins School of Médecine et auteur principal des études publiées. « Les balayages oculaires ne sont pas si chers que ça, sont largement utilisés en ophtalmologie et effectués en toute sécurité et, avec ces nouvelles preuves de leur valeur prédictive dans la SEP, nous pensons à les utiliser en pratique clinique ».
Apprendre davantage sur la progression de la maladie, sur les lésions nerveuses et l’atrophie du cerveau : Le Dr Calabresi et ses collègues ont utilisé la tomographie par cohérence optique (OCT) pour numériser des nerfs profondément dans le fond de l’œil et utilisé un logiciel spécial, développé pour cette application, capable d’évaluer les couches du tissu sensibles à la lumière de la rétine.
· Dans l’étude publiée dans le Lancet Neurology, l’équipe a mesuré ainsi l’épaisseur ou le gonflement de la couche nucléaire interne de la rétine chez 164 patients atteints de SEP et 60 témoins sains, sur une durée de suivi de 4 ans. Dans le même temps, ils ont également mesuré, par IRM cérébrale l’inflammation des lésions et effectué des tests cliniques pour évaluer les niveaux d’incapacité des patients.
L’inflammation et l’enflure identifiées dans la rétine des patients atteints de SEP correspond à celles identifiées par IRM du cerveau. Une corrélation, affirment-ils, qui confirme la valeur des scans rétiniens comme outil autonome d’évaluation des dommages au cerveau. Les chercheurs ont également identifié un œdème maculaire microkystique dans la partie centrale de la rétine de 10 des patients atteints de SEP, soit de minuscules poches de liquide trouvées généralement chez des patients âgés diabétiques. L’équipe suggère que la découverte d‘un kyste de ce genre sur l’œil d’une personne jeune et en bonne santé devrait inciter à un examen plus approfondi.
· Dans l’article publié dans les Archives of Neurology, le Dr Calabresi et ses collègues ont étudié les yeux et les scanners du cerveau de 84 patients atteints de SEP et 24 témoins sains. Cette fois-ci, ils se sont concentrés sur deux couches profondes de la rétine et parviennent aux mêmes conclusions : Des pertes cellulaires importantes dans ces 2 couches sont associées à une atrophie plus importante de la matière grise du cerveau. Une conclusion importante, alors que la neurodégénérescence est si difficile à mesurer avec précision.
Des résultats donc, qui pourraient changer la façon dont les chercheurs approchent la détection et le suivi de la SEP. Sans rayonnement nocif, au dixième du coût d’une IRM et grâce à un logiciel sera bientôt largement disponible dans le commerce, précisent les chercheurs.
Sources : The Lancet Neurology Online : 04 October 2012 doi:10.1016/S1474-4422(12)70213-2 Microcystic macular oedema, thickness of the inner nuclear layer of the retina, and disease characteristics in multiple sclerosis : a retrospective study et Archives of Neurology Relationships 2012 ;():1-10. doi:10.1001/archneurol.2013.573 Between Retinal Axonal and Neuronal Measures and Global Central Nervous System Pathology in Multiple Sclerosis

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